MUMIA ABU JAMAL:
LE DENI DE JUSTICE
Président de l'association des
journalistes noirs de
Philadelphie, journaliste de
radio baptisé "LA VOIX DES SANS
VOIX" par ses auditeurs, ex-
membre du Black Panther Party,
écrivain, MUMIA ABU JAMAL a été
déclaré coupable du meurtre d'un
policier blanc et condamné à mort
par un tribunal de Pennsylvanie
aux Etats-Unis le 3 juillet 1982
après une indigne parodie de
procès. Son assassinat légal a
été programmé à deux reprises :
le 17 aout 1995 et le 2 décembre
1999. A deux reprises la pression
internationale a suspendu le bras
du bourreau.
De sérieuses anomalies dans le
déroulement de l'enquête
policière puis du procès lui-même
ont alerté de nombreuses
organisations de défense des
droits de l'Homme partout dans le
monde depuis maintenant près de
17 ans. Nous avons toutes les
raisons de penser que Mumia ABU
JAMAL a été victime d'une
machination policière et
judiciaire visant à faire taire
définitivement le journaliste
militant qu'il n'a jamais cessé
d'être.
Mumia ABU JAMAL
En 1968, Mumia, alors âgé de 15
ans, est violemment tabassé lors
du meeting à Philadelphie du
candidat présidentiel
ségrégationniste George WALLACE.
A sa sortie de l'hôpital, Mumia
devient "Panthère Noire", il le
restera jusqu'à 1972. Il est dès
1969 (alors qu'il est mineur)
surveillé constamment par la
police qui accumule sur lui un
épais dossier en raison de ses
activités militantes, notamment
du fait qu'il ait pris fait et
cause pour la communauté noire
"MOVE" de Philadelphie, militants
pour l'égalité des droits,
partisans de la non violence, et
victimes de l'acharnement
policier. Un dossier du FBI
comporte une photo de Mumia Abu
Jamal datant d'avant le crime qui
va lui être reproché et porte la
mention "dead" écrite à la main!
Il est clair que Mumia Abu Jamal
dérange et qu'il faut l'éliminer,
comme l'ont été de nombreux
militants du Black Panters Party
ou de l'American Indian Movement.
les faits
Le 9 décembre 1981, vers 4 heures
du matin, dans une rue de
Philadelphie, Mumia Abu Jamal,
chauffeur de taxi la nuit pour
survenir aux besoins de sa
famille, aperçoit un policier
blanc en train de frapper
violemment son frère; Mumia
s'interpose. Des coups de feu
sont tirés; quelques secondes
après, deux corps sont allongés
sur le trottoir: celui du
policier Daniel FAULKNER, tué à
bout portant et celui de Mumia
ABU JAMAL, gravement blessé d'une
balle dans l'estomac.
C'est un innocent que l'on
s'apprête à exécuter
Depuis 17 ans la culpabilité de
Mumia Abu Jamal n'a pu être
prouvée et dans tout pays
respectueux des droits de
l'Homme, une personne dont on ne
peut prouver la culpabilité est
innocente.
* Mumia est arrêté immédiatement
après l'échange de coups de feu
et il est inconscient; le test de
recherche de poudre sur les mains
aurait été sans contestation
possible, Mumia n'ayant pu
matériellement faire disparaître
ces traces si elles avaient
existé. Or, Aucune expertise
n'est pratiquée.
* L'arme que Mumia possédait
légalement dans son véhicule (car
il avait été à plusieurs reprises
victime d'agressions) est d'un
calibre différent de la balle qui
a tué le policier. L'arme du
crime n'a jamais été recherchée;
la balle qui a tué Daniel
Faulkner a par la suite "disparu"
du dossier.
* Aucune reconstitution de la
scène n'a eu lieu (ce qui est
pourtant obligatoire en cas de
meurtre; elle est fondamentale
pour tout accusé car elle permet
de faire apparaître des
invraisemblances)
* Trois témoins ont assisté à la
scène: un chauffeur de taxi et
deux prostituées. Tous trois, ne
se connaissent pas et déclarent
aux policiers que le tireur s'est
enfui avant l'arrivée des
renforts de police; ils donnent
le signalement d'un homme très
grand, pesant plus de 100kg;
Mumia ne correspond pas à ce
signalement. Aucune enquête
policière n'a été tentée pour
rechercher "l'homme qui se serait
enfui".
* la thèse de l'accusation est la
suivante: Mumia tire le premier
et blesse le policier; celui-ci
blesse à son tour Mumia et s'écroule; Mumia lui tire alors
une balle dans la tête qui le tue
sur le coup. Un rapport de
balistique qui n'a jamais été
communiqué au tribunal prouve que
cette version est impossible (ou
il s'est produit cette nuit là à
Philadelphie un phénomène
paranormal ; la balle aurait eu
une trajectoire courbe!)
Rappelons qu'aux Etats-Unis 1
exécuté sur 7 est innocent!
Le procès: la machination
politico-judiciaire se resserre
Six mois plus tard, au cours du
procès, les témoins vont revenir
sur leur première déclaration et
accuser Mumia Abu Jamal. Ce sont
sur ces accusations et uniquement
sur elles que Mumia sera
condamné, puisqu'aucune preuve de
sa culpabilité n'existe. Que
s'est-il passé entre temps?
Les trois témoins étaient en mal
avec la justice. Le chauffeur de
taxi était sous le coup d'une
inculpation (il était accusé
d'avoir lancé un cocktail Molotov
dans la cour d'une école). Le
juge SABO a "omis" d'informer les
jurés de ce fait. Au printemps
1996, les enquêteurs appointés
par la défense de Mumia ont
retrouvé Veronica JONES, l'une
des deux prostituées. Elle
affirme aujourd'hui sous serment
avoir menti lors du procès de
juin-juillet 1982 parce que
soumise à des pressions
policières. Au moment du procès ,
Veronica est elle même en prison
et risque 15 ans de détention.
Elle affirme que des policiers
sont venus la voir dans sa
cellule et lui ont proposé sa
libération, en contre partie elle
devait accuser Mumia et "oublier"
l'homme en fuite. Alors mère de
trois enfants en bas âge,
Veronica accepte. Libérée, elle
change de nom et disparaît
pendant 15 ans.
Le juge Sabo décide de priver
Mumia Abu Jamal de son droit
constitutionnel d'assurer sa
propre défense: Mumia avait
acquis une solide expérience de
la Justice et du Droit en tant
que chroniqueur judiciaire. Le
travail de la défense a été et
est toujours systématiquement
entravé. Alors que la police a
interrogé 125 témoins, l'avocat
de Mumia, alors commis d'office
s'est vu refusé tout accès à ces
témoins. Pour effectuer sa propre
enquête, il a reçu du tribunal la
somme dérisoire de 150 dollars
lui interdisant ainsi de recourir
à un enquêteur spécialisé.
Lors du procès, le procureur sort
de son sac un nouveau témoin à
charge: le policier qui a escorté
Mumia Abu Jamal à l'hôpital. Dans
ses premiers rapports datés du 9
décembre 1981 puis du 16 décembre
1981, ce policier ne mentionne
aucune déclaration particulière
faite par Mumia (pour la bonne
raison que celui-ci est
inconscient!). Puis dans un
troisième rapport daté du 9
février 1982 soit 64 jours après
les faits, ce même policier
déclare que Mumia a avoué le
meurtre. En juin 1982, ce
policier cité à comparaître par
la défense ne se présentera pas
devant le tribunal. Ses
supérieurs font savoir qu'il
n'est pas joignable parce que
parti en vacances. Depuis il a
admis qu'il avait eu "une réunion
de préparation" avec le procureur
avant de fournir sa déclaration
accablante. Il a également admis
que ses dates de "vacances"
avaient été modifiées par le
procureur ; de plus celui ci
avait ses coordonnées qu'il n'a
pas transmises à la défense.
Toutes ces manipulations ne
suffisant sans doute pas, le
procureur a déplacé le débat en
rappelant le passé militant de
Mumia Abu Jamal, créant une sorte
de cause à effet entre le passé
politique et le meurtre du 4
décembre. Commises dans d'autres
procès, ces insinuations ont été
considérées comme des
irrégularités juridiques et ont
abouti à des annulations de
sentence. Pas pour Mumia Abu
Jamal. Tous les journalistes qui
ont enquêté sur cette affaire et
s'écartaient de la thèse
d'accusation ont fait l'objet de pression et de menaces, tout
comme 9 des enquêteurs de la
Défense et les témoins tels la
poétesse Sonia Sanchez ou un
propriétaire de garage qui a du
quitter la ville.
La condamnation de Mumia Abu
Jamal: un crime raciste
Le racisme a constitué et
continue de constituer une donnée
fondamentale dans la condamnation
de Mumia, comme il constitue une
donnée fondamentale dans
l'application de la peine de mort
aux Etats-Unis.
Le jury ne comprenait que 2 noirs
sur 12 jurés ( le Procureur a usé
11 fois de son droit de
récusation non motivé pour
exclure des jurés noirs),
contrairement aux principes
constitutionnels qui veut qu'une
personne soit jugée par un "jury
de ses pairs". Quant au juge
Sabo, il s'agit d'un ancien
officier de police, membre de
"l'ordre fraternel de la police",
syndicat raciste d'extrême droite
auquel appartenait le policier
Faulkner. Sabo est donc dans
cette affaire juge et partie. Il
se vante d'avoir à son palmarès
le plus grand nombre de
condamnations à mort des Etats-
Unis dont 99% de "non blancs." Le
procès s'est déroulé dans un
climat de haine raciale et le
procureur s'est constamment
appuyé sur le passé de Mumia au
sein des Black Panthères pour
obtenir la peine de mort.
Le rapport publié en mai 1998 par
le Centre d'information sur la
peine de mort (DPIC),
organisation indépendante basée à
Washington accuse le caractère
racialement discriminatoire de la
peine de mort. 76% des peines de
morts requises au niveau fédéral
ont été prononcées contre des
accusés issus de minorités
ethniques. Ce rapport souligne
que 98% des procureurs qui
décident ou non la mort sont
blancs, 42% des condamnés sont
noirs alors que les Noirs ne
représentent que 12% de la
population américaine. On compte
actuellement, dans les différents
couloirs de la mort 22,62% de
Noirs accusés d'avoir tué une
personne blanche et 1,1% de
Blancs accusés d'avoir une
personne noire. Les chercheurs
ont relevé des disparités
raciales à tous les niveaux de la
procédure judiciaire , depuis la
mise en accusation jusqu'à la
condamnation, le point le plus
déterminant étant la décision du
procureur de permettre à un
accusé de plaider la non-
préméditation (un meurtre non
prémédité n'étant pas passible de
la peine de mort). Les disparités
raciales les plus importantes se
retrouvent dans les cas de
"crimes de gravité moyenne"; dans
ces cas là, les personnes
reconnues coupables de meurtre
d'un Blanc risquent 20 fois plus
la mort que celles qui ont tué un
noir.
75% des personnes reconnues
coupables d'infraction à la loi
fédérale relative à la drogue
sont blanches et 24% noires,
pourtant, parmi les condamnés à
mort relatifs à cette loi 78%
sont noirs et 11% blancs.
L'article 3-7a de la Convention
internationale relative aux
droits de l'enfant stipule "la
peine capitale ne peut être
prononcée pour les infractions
commises par des personnes agées
de moins de 18 ans au moment des
faits" .Les Etats-Unis est le
seul pays avec la Somalie a ne
pas avoir ratifié cette
convention et à exécuter des
mineurs au moment des faits. Tous
les mineurs exécutés sont noirs
et leurs victimes blanches; ils
ont tous été condamnés par un
jury composé uniquement de Blancs.
89% des exécutions pour viol
(alors que la Cour Suprême des
Etats-Unis a déclaré
inconstitutionnelle la peine de
mort pour viol) sont des Noirs
accusés d'avoir violé une
Blanche; il n'y a pas un seul cas
de condamnation à mort de Blanc
accusé d'avoir violé une Noire.
En Pennsylvannie, l'Etat qui a
condamné Mumia, 62% des condamnés
à mort sont noirs alors que la
population noire ne représente
que 9% dans cet état.
1995: la campagne internationale
arrache une première fois Mumia à
la mort
Le 2 mai 1995, après 33 ans
d'interruption, l'Etat de
Pennsylvanie procédait à
l'exécution d'un condamné à mort.
Le 1 juin 1995, THOMAS RIDGE, élu
gouverneur de Pennsylvanie
signait l'arrêt de mort de MUMIA
ABU JAMAL autorisant ainsi son
lynchage légal.
Une campagne internationale de
solidarité à Mumia Abu Jamal
s'est développée dans le monde
entier. Le Parlement
International des Ecrivains,
plusieurs prix Nobel de
littérature, des philosophes, des
hommes politiques ont apporté
leur soutien à cette campagne,
contraignant le juge Sabo à
accorder un premier sursis à
exécution.
Depuis des nouveaux témoignages
ont confirmé l'innocence de Mumia
et la machination dont il a été
victime
témoignage de Veronica JONES
Leonard WEINGLASS (avocat
d'Angela DAVIS) est aujourd'hui
l'avocat principal de Mumia.
Grâce à la solidarité financière
(rappelons qu'un appel contre une
sentence de mort aux Etats-Unis
est évalué à un million de
dollars) la défense retrouve en
1996, le témoin clé Veronica
JONES. A l'audience du 1 octobre
1996, elle accepte de témoigner
et confirme son premier
témoignage: un homme s'est enfui
après les coups de feu; elle
avoue avoir menti au procès sous
pression policière. Elle est
alors menacée de 7 ans
d'emprisonnement pour "parjures".
Elle maintient sa déclaration:
elle est arrêtée en plein
tribunal pour un chèque sans
provision émis en 1992! Veronica
sera libérée contre une caution
de 1500 dollars; l'audience du 1
octobre a coûté à la défense 20
000 dollars. Cette méthode
d'intimidation est classique chez
le juge Sabo et prouve la volonté
d'étouffer la vérité (Rachel
Wolkenstein, l'une des avocates
de Mumia a été arrêtée en pleine
audience en août 1995 et
autorisée à revenir sur les bancs
de la défense après excuses
auprès du juge et paiement d'une
caution). En mai 1996, soulignant
la gravité de la subornation d'un
témoin-clé, les avocats de la
défense dépose une requête auprès
de la Cour Suprême de
Pennsylvanie. Cette requête sera
rejetée.
Témoignage de Pamela JENKINS
Le 10 mars 1997, Leonard
Weinglass remet à la Cour Suprême
un nouveau témoignage qui vient
renforcer la thèse de la
machination politico-judiciaire
contre Mumia. Pamela JENKINS
affirme sous serment qu'en 1982
le policier Tom Ryan, au profit
duquel elle se prostituait, a
vainement fait pression sur elle
pour qu'elle accuse Mumia. Sa
déposition établit en outre un
lien entre les manoeuvres de la
police dans l'affaire Mumia et le
scandale de la corruption
policière à Philadelphie ainsi
que les connexions entre la
police et les réseaux de
prostitution. L'enquête menée par
le FBI a montré que les policiers
monnayaient leur "protection" et
qu'ils manipulaient prostituées
et souteneurs afin d'obtenir des
témoignages favorables à
l'accusation. Le policier Ryan a
été par la suite inculpé pour
corruption avec dix neuf autres
policiers du quartier où a eu
lieu la fusillade du 9 décembre
1981 qui devait conduire Mumia
dans le couloir de la mort.
Pamela Jenkins est également
l'amie de Cynthia WHITE, la
seconde prostituée présente sur
les lieux du meurtre et qui avait
lors du procès accusé Mumia.
Pamela JENKINS affirme
aujourd'hui que son amie a agi
comme Veronica JONES sous
pression policière. Entre 1982 et
1987, Cynthia WHITE est arrêtée
une douzaine de fois pour divers
délits et à chaque fois relâchée.
En 1987, elle est jugée pour un
délit plus grave et 17 refus à
comparaître. Suite à
l'intervention d'un policier lié
à l'affaire Mumia, elle est
immédiatement libérée sans
caution puis elle "disparaît".
Le 26 juin 1997, une nouvelle
audience a lieu devant le juge
Sabo: Pamela JENKINS est
entendue, menottée . Elle affirme
avoir retrouvé la trace de
Cynthia WHITE; l'accusation
produit alors un certificat de
décès au nom de Cynthia WILLIAMS
daté de 1992 en affirmant qu'il
s'agit de Cynthia WHITE! Ce
certificat fait état d'une mort
de "cause inconnue"; impossible
de vérifier la véritable
identité, la morte a été
incinérée! Or, le témoignage de
Cynthia WHITE est capital: il
permettrait de prouver qu'elle
était "indic" tout comme Butler
dans le cas Geronimo PRAT. La
libération de ce dernier sous ce
motif constitue en effet un
précédent immédiatement
applicable à Mumia: on comprend
pourquoi Cynthia WHITE ne doit
pas réapparaître.
Le 20 juillet Sabo rejette le
témoignage de Pamela JENKINS
"dénué de crédibilité car Cynthia
WHITE est bien morte". Le texte
de 20 pages de ce jugement
"oublie" de mentionner:
- le statut d'indicateur de la
police du témoin principal
- le scandale de la corruption
policière
- le fait que Pamela JENKINS
"témoin si peu crédible" ait
témoigné pour le gouvernement
fédéral contre des policiers qui
non seulement "tenaient" Cynthia
WHITE mais qui -pour certains-
étaient en "planque" en tenue
civil la nuit où Faulkner a été
assassiné.
Le 29 août 1997 la défense
présente à la Cour Suprême de
Pennsylvanie un mémoire
contradictoire:
- les documents tendant à prouver
que le "vrai-faux" certificat de
décès est celui d'une autre femme
ne sont communiqués qu'après coup
à la défense
- le juge Sabo a refusé
d'entendre les témoins apportant
les preuves que Cynthia WHITE est
en vie
- deux témoignages laissent
entendre la présence de deux
officiers en civil en planque sur
les lieux du meurtre. Pourquoi ne
sont ils pas appelés à témoigner?
- l'exploitation par la police
des témoins Veronica JONES,
Pamela JENKINS et Cynthia WHITE
en tant que prostituées 'indics"
est systématiquement occultée
MUMIA ABU JAMAL NE DOIT PAS
MOURIR!
Le 26 octobre dernier, le juge
Yohn a accordé un nouveau sursis
à Mumia mais cette victoire est
extrêmement fragile car il ne
couvre l'accusé que pour une
période limitée ne lui permettant
pas d'aller jusqu'à l'ultime
recours fédéral auquel il a
droit. Cette décision est la
conséquence de la loi "pour une
peine de mort effective" signée
par Clinton en 1996 et qui vise à
priver les condamnés de leurs
derniers recours. De plus, le
juge Yohn n'a toujours pas pris
de décision sur la question
fondamentale de l'audition des
témoins. Si cette requête est
rejetée, les témoins clés qui
prouvent l'innocence de Mumia ne
pourront jamais être entendus.
QUE FAIRE ?
De nombreux collectifs de soutien à Mumia Abu Jamal se créent dans
toute la France Le collectif national qui regroupe plus de 50
organisations réclame la tenue d'un nouveau procès, équitable
cette fois.
* "Collectif national "Ensemble, Sauvons Mumia Abu jamal" s/c du
MRAP 43 Bd Magenta ; 75010 Paris,
tel 01 53 38 99 99 Le MRAP a mis à disposition du collectif
"Sauvons Mumia" une boîte vocale où sont communiquées les
informations et les initiatives: 01 53 38 99 97; n'hésitez pas à
appeler;
* Signez la pétition unitaire disponible au collectif, vous
pouvez également envoyer des courriers à
* William Clinton , Président des
Etats-Unis d'Amérique; the White House; 1600 Pennsylvanie Ave;
N.W. Washington DC 20500 USA; fax 001 202 456 11 11
* Janet Reno, Ministre de la
justice; Attorney General; Dept. Of Justice; 10th & Constitution;
Washington D.C. 20530 USA; fax 001 202 514 43 71
* Judge William H. Yohn C</o
Leonard Weinglass, Esq. 6 West 20th Street, Suite 10A, New-York
10011
La vie de Mumia dépend de chacun d'entre nous
SOURCE: Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples
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